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mercredi 2 juin 2010

Les années soixante en bande son de vos ébats, c'est faisable.

35°c. Moiteur. Faible brise. Soleil brille. Brille en intérieur. Brille en extérieur. Enrobe le corps d'une sensible robe de fébrilité. Des cercles, de l'herbe et des franges. Le sexe des années soixante est un sexe aux rythmiques lourdes et torrides et aux riffs carnassiers, ne trouvant place qu'en la partie du bas ventre, en un mélange impitoyable. Lourdeur aérienne, oui, mais toujours paresseuse et humide. Dure.

Il y a les instigateurs du dimanche, les blues men à la retraite, les hippies sur le départ, les irlandais roux, les anglaises blondes à franges, ceux qui chantent la folk, ceux qui chantent le jazz, ceux qui chantent parce qu'ils n'ont pas eu le choix... En dépit du sens des paroles, du contexte politique, sociale, des maladies et de la bourse (et triple sens ne veut rien dire), tout le monde est putain de sexy.


Comme une partouze à échelle continentale. Où chaque catégorie s'en mêle. Les voix sont androgynes. Les basses à leur zénith. Les solos de guitares en érections prennent une dimension tactile. L'intervention de la grosse caisse est parfois indécente. Rouge les joues. Le refuge du corps. La pop est riche en tension. Dominateurs et dominés ne se distinguent pas: Le cuir et le daim. Les clous et le velours.

PS: Comme Deezer ne veut pas se fouler à me garder les morceaux dans l'ordre je conseille aux passants d'aller directement sur la page pour profiter pleinement de la playlist.


lundi 14 septembre 2009

J'ai mangé trop de tarte au citron meringuée: j'vois ma vie défiler devant mes yeux.

1978, Gerry Raferty chante Baker Street. C'est tendu.
En alternative à George tout puissant et pour ceux dont les orientations évoluent très haut dans le ciel, ou très bas dans le subway. Un premier frisson nommé éros, de ceux que l'on obtient en bas âge, limite infligés par le cercle familial, entre Maxime Le Forestier et Van Morrison.
Soit, Gerry, la pierre à l'édifice. Baker Street, l'alter ego non pas pointu mais presque underground de Careless.





J'ai dégusté l'introduction durant 26 secondes exactement, jusqu'à ce que le saxophone s'impose par son évidence et me plonge dans une atmosphère aux contours dilatés, et aux maillots de bains échancrés..

PS: S'apprécie mieux les yeux clos 'with random thoughts'. Et en remplaçant la voix d'origine par celle de Barry, on acquiert l'essence d'un érotisme 'early 80's' fictif, car non vécu, mais rien ne se soustrait aux images de l'esprit...(J'me dégoûte moi même..)


Et puis ça c'est drôle un peu: http://www.privatedickmovie.co.uk/


Et puis ça ;)